Et je suis allé à l'ordinateur après avoir posé le livre sur le lit.
Surprise alors, à nouveau ce parfum, bien présent, bien agréable, mais comment cela était il possible ? Ce n'était donc pas le livre ?!
Je reniflai mes mains, mais impossible de dire d'où venait ce parfum.
Je retournai au livre et le humai. Pas d'odeur flagrante, ce n'était pas le livre.
Ce n'était pas mes mains non plus. D'ailleurs rétrospectivement l'idée est absurde. Pourquoi mes mains auraient elles senti le parfum, faisant embaumer l'ordinateur ou tout du moins son environnement immédiat.
Ce n'est pas plus les questions à ma fille sur un parfum éventuel qui auront satisfait mon questionnement. Et d'ailleurs je le sais, en fait. Ce n'est pas la première fois que je sens des odeurs subites, inexplicables, faisant irruption dans ma réalité. Pas plus que des chantonnements féminins tout près de mon oreille.
Non, définitivement non. Des irruptions d'une réalité autre ? Je ne peux m'empêcher de dire oui. La mère de mon épouse, décédée il y a quelques jours, est elle venue me rendre visite ?
Ces phénomènes sont rares, fugaces, mais bien réels. Pour moi en tout cas.
Je n'ai aucune compétence olfactive, loin de là. Les parfums ne me sont pas inconnus, mais impossible d'y associer une personne, ni un nom de parfum, hormis des parfums pour moi usuels de fruits. Je ne prête guère attention aux parfums, ou plutôt s'en vont-ils tel un vent léger. Aussitôt ressenti aussitôt oublié. Ils peuvent me contenter, ou m'incommoder, mais cela en reste là, généralement.
Coïncidence etrange, la couverture du livre déballé est la photo d'une paquerette ou d'une Marguerite.
Amusant.
La mémoire d'un fou n'est qu'un feu-follet.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire